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A l’approche des célébrations du carnaval, une perspective historique nous permet de remonter aux sources de cette tradition

Par Claire Carlier, membre de Nouvelle Acropole Belgique

Dernière fête importante de l’hiver, le Carnaval, de l’italien carnevale, « mardi gras », semble plonger ses racines dans un passé très ancien. Chez les Romains, cette fête correspondait aux Saturnales, fêtes dédiées à Saturne pendant lesquelles s’instaurait le bouleversement total, le renversement de toutes les valeurs, période de chaos dont le but était de ramener toutes choses à leur état originel pour ensuite réorganiser la vie.

Ainsi créait-on un non-temps, temps de l’origine où tout est à l’état chaotique, potentiel, ainsi qu’en hiver la nature qui semble morte porte en elles toutes les germinations futures.

Depuis toujours, en Egypte, en Grèce, en Italie, des fêtes joyeuses et débridées saluaient l’approche du printemps, saison du retour à la vie après la noirceur de l’hiver. Dans chaque tradition, les dernières provisions sont attaquées joyeusement, alors que les prochaines récoltes se feront attendre plusieurs mois.

Déguisements, danses, farandoles, festins, écarts de langage et de comportement éclataient pendant des jours et des nuits de liesse. Il faut manifester sa joie, chanter, danser, boire…

De là l’ivresse et la folie des fêtes dionysiaques de la Grèce Antique où chacun se doit d’être participant afin de retrouver au centre de lui-même cette puissance de ressourcement, cette force régénératrice. Pendant ce non-temps, temps sacré échappé au temps cyclique, au temps profane, l’homme doit sentir les énergies circuler en lui, comme la sève dans l’arbre au printemps, il doit être un pont entre le Ciel et la Terre, pour que la vie recommence avec des forces neuves.

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