Our Blog

0

Une histoire de la mort et de son déni en Occident

LE DENI

Autrefois figure familière, la mort s’est transformée au fil des siècles en sujet tabou dans nos sociétés occidentales. Par ce passage d’une « mort-condensation d’une vie » à une « mort-amour désespéré de cette vie » naquit un individualisme dans le rapport à la vie et à l’au-delà. La volonté d’être soi se matérialisa ainsi par exemple, par la fin de l’anonymat des tombeaux et le cimetière, qui dans le passé était bâti intra-muros de la ville, tendit toujours plus à éviter une trop grande proximité avec les vivants.

LA MORT PAR LES VIVANTS

Si la mort n’est pensable ni avant, ni pendant, ni après, quand pourrons-nous la penser?

Vladimir Jankélévitch (Extrait de La Mort)

L’anthropologie nous aide à cerner un élément universel, la mort. Via les pratiques funéraires rituelles de différentes cultures, nous verrons quelle est la place accordée aux morts par les vivants et comment cette place aura un poids décisif sur ces derniers. Nous verrons à quel point ces rituels sont aménagés pour les morts et leur bon cheminement jusqu’à l’autre-monde, pour les vivants, en permettant de réaménager l’ordre social, et non de le détruire comme on pourrait le penser, et aussi de les protéger d’un retour éventuel de l’âme du défunt. Plusieurs études ethnologiques sur les Achuar d’Amazonie équatorienne, les Manūs du Nord du Massif Central, en France, et les Dörvöd de la steppe mongole, enrichissent cette présentation avec des cas concrets.

Comments ( 0 )