Author: jonathan

Présentation du documentaire par Pierre De Bie, vétérinaire, suivi d’un débat – Mardi 6 septembre à 20h – PAF : 5 euros

Love MeatenderLe documentaire « LoveMEATender » est sorti en 2012 et récompensé par le Magritte du documentaire. Il parle de la production et de la consommation de viande, des dérives de la production industrielle, des alternatives possibles.

Chloé Ackaert et Thomas Zögg, Docteurs en biologie moléculaire – Mardi 26 juillet à 20h – PAF : 5 euros

Biologie_moleculaireLa biologie molécule relève souvent du mystère pour les non-initiés, que ce soit dans ses promesses ou dans ses dérives. Qu’est-ce que nous révèlent les méthodes scientifiques actuelles, et qu’est-ce qui leur échappe encore?

La conférence commencera par une introduction à la biologie moléculaire générale : quelles sont les constantes les plus importantes de la vie? Comment est organisée une cellule? Les aspects éthiques seront également abordés: qu’est-ce qu’un gène et pourquoi ce terme est-il souvent connoté négativement? Enfin, nous explorerons les mystères qui restent encore inexpliqués par la science moderne.

 

Thomas Casale, Anthropologue – Mardi 12 juillet à 20h – PAF : 5 euros

Nature-CultureLe monde occidental place une différence intrinsèque entre Culture (les créations humaines) et Nature (tout ce qui n’a pas été touché par la main de l’Homme).

Le discours anthropologique nous aidera à définir ces deux concept-clefs en donnant un aperçu de différentes manières d’être au monde. Cela nous permettra de dépasser l’opposition Nature – Culture et repositionner l’Homme au sein du cosmos.

Fernand Figares, Philosophe praticien, directeur de Nouvelle Acropole Belgique – Mardi 5 juillet à 20h – PAF : 5 euros

Cleric-Knight-Workman

La plupart de toutes les sociétés traditionnelles se sont organisées autour des trois fonctions primordiales qui s’expriment dans leurs mythes fondateurs ainsi que dans leur organisation sociale : La fonction sacerdotale, la fonction guerrière et la fonction productive.

Avec l’évolution des sociétés humaines, ces fonctions se sont diversifiées et complexifiées. C’est ainsi qu’à la fonction sacerdotale, se sont ajoutées la plupart des fonctions propres à la Culture comme le Sacré (Mystères), la Connaissance en général, l’Art…

La fonction guerrière, qui est fondamentalement liée à la défense du territoire et du peuple, est devenue également une fonction politique.

La fonction productive, la fonction d’action par excellence, liée à la survie et la fertilité est propre aux agriculteurs-éleveurs, artisans et commerçants.

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Ce samedi 25 juin, des philosophes praticiens sont allés à la rencontre des gens dans la rue de Bruxelles d’une manière originale et philosophique pour partager avec eux le projet « Human in life ».

« Human in life » propose de mettre en évidence les valeurs humaines chez les citoyens qui ont participé – de manière spontanée et naturelle – à cette action. Il s’agit de valeurs qui nous accompagnent en permanence, et il suffit d’une occasion propice pour qu’elles se manifestent….

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Épuisement total, écœurement face à un système en perte de sens…  et si le burnout était la pathologie typique d’une civilisation sur le déclin? Les effondrements font partie des cycles de l’Histoire et permettent l’émergence de nouvelles civilisations dites « renaissantes ». Une source d’inspiration pour éviter de tomber dans le piège du burnout!

Par Fernand Figares, Directeur de Nouvelle Acropole Belgique.

Le burnout, maladie d’une civilisation qui s’effondre

Une réflexion philosophique sur le burnout peut être utile dans la mesure où cette maladie est parfois considérée comme une pathologie de civilisation[1]. Je dirais en effet que cette dépression extrême et « professionnelle » reflète assez bien tous les maux d’une société en déroute qui se dirige vers sa fin.

Outre la brève analyse que je peux faire sur ce sujet, il est évident qu’il s’agit d’une maladie de notre époque et qu’elle disparaîtra lorsque les valeurs humaines reprendront la place qu’elles méritent dans notre monde.

Le syndrome d’épuisement professionnel, communément désigné par l’anglicisme « burnout », n’est pas seulement une forte dépression. Il semble avoir la particularité de se déclencher toujours dans un environnement professionnel ou dans une activité associative à forte implication. Les personnes qui en souffrent sont toujours fortement engagées dans leurs fonctions et leurs responsabilités. En outre, il semble également prouvé que les personnes victimes de burnout sont toujours d’un perfectionnisme extrême.

On dit souvent que le burnout est « une affaire qui se passe dans la tête ». Du point de vue strictement médical, il est vrai que le burnout produit une valse hormonale frénétique avec (entre autre) l’hyper sécrétion de cortisol qui endommage les neurones de l’hippocampe (zone responsable de la mémoire et de la concentration) et du cortex préfrontal (prévoyance et prévision de changement, planning et prise de décisions), sans oublier les conséquences sur la digestion et le système immunitaire, le pancréas et le foie. Certains médecins mettent en avant une augmentation du risque de cancer, de maladies cardiaques, cérébrales, etc.

Christina Maslach[2] décrit les trois dimensions composant le burnout : l’épuisement émotionnel, la dépersonnalisation et le sentiment d’inefficacité. Elle évoque le fait que le genre féminin est particulièrement sensible à ces dimensions. Les femmes sont toujours en quête d’expression des valeurs de la féminité et «  s’épuisent à répondre aux standards du travail, strictement masculins ». Alors, il ne reste que la perfection pour essayer de répondre aux exigences contre-nature auxquelles elles sont contraintes.

Herbert J. Freudenberger écrit : « En tant que psychanalyste et praticien, je me suis rendu compte que les gens sont parfois victimes d’incendie, tout comme les immeubles. Sous la tension produite par la vie dans notre monde complexe, leurs ressources internes en viennent à se consumer comme sous l’action des flammes, ne laissant qu’un vide immense à l’intérieur, même si l’enveloppe externe semble plus ou moins intacte.»[3].

Il est intéressant de souligner que les premières études sur le burnout se sont révélées dans la sphère du monde soignant et éducatif. Ce n’est sans doute pas un hasard puisque ces métiers ont une composante humaniste qui s’adapte très mal avec la société technocrate, utilitaire et matérialiste actuelle[4].

Dans ce contexte, il est extrêmement difficile d’être reconnu car les valeurs humanistes sont totalement ignorées dans le milieu professionnel actuel et on sait que la reconnaissance et l’estime de soi sont des besoins fondamentaux de l’individu (pyramide de Maslow). La frustration que cela engendre est probablement une des causes les plus importantes du burnout.

J’adhère à l’idée que le burnout est une pathologie de civilisation parce que j’adhère à l’idée que nous nous approchons de l’effondrement de la civilisation occidentale et que le fait de vivre la fin d’un monde met en cause de manière radicale le système de valeurs de ce monde, en l’occurrence, le nôtre. Continuer à marcher et à vivre dans ce monde est une entreprise sans trop de sens et pour des personnes sensibles la tâche s’avère compliquée.

Au sujet de l’effondrement de notre civilisation, je vous propose l’excellent article paru dans la revue Acropolis[5] où les auteurs – Pablo Servigne et Raphaël Stevens – développent ce sujet important. Les termes de crise, catastrophe, transition, mutation, sont devenus quotidiens dans nos conversations pour qualifier notre monde. Selon les auteurs, nous sommes en train d’assister à l’effondrement de notre société thermo-industrielle.

Se réapproprier les pensées des époques renaissantes

En ce qui me concerne, il ne s’agit pas d’être défaitiste ou pessimiste mais il semble nécessaire de faire le travail de deuil de notre système pour pouvoir se reconnecter à soi-même, aux autres, à la Nature et pourquoi pas à Dieu (dans le sens de valeur métaphysique et transcendantale).

Depuis la fin des années 50, le philosophe Jorge A. Livraga a constitué des groupes de réflexion qui ont abouti à la fondation de Nouvelle Acropole dont l’objectif est de parvenir à définir les fondements d’une nouvelle civilisation. Pour J.A. Livraga, la civilisation occidentale s’est vidée de son énergie culturelle et progresse vers sa fin. Voici soixante ans qu’il a tiré la sonnette d’alarme sur la fin des idéologies, des modèles de société issus du XIXesiècle, du capitalisme et du communisme soviétique qui ont géré le monde occidental moderne.

Une nouvelle mentalité s’impose, comme l’anthropologie du sacré nous l’apprend : les nouvelles générations qui suivent la fin d’un monde, la fin d’une civilisation, doivent construire une nouvelle mentalité avant de s’attaquer à la construction de la nouvelle civilisation qui en découlera.

Une mentalité est une grille d’interprétation du monde, une « cosmovision ». Pour la construire, il faut commencer par étudier les mentalités, les visions du monde qui nous ont précédés. Pour Nouvelle Acropole, c’est une question philosophique, ou plutôt une question de philosophie de l’histoire. Nous devons commencer par apprendre des expériences humaines qui nous ont précédées et qui se trouvaient dans les mêmes circonstances que les nôtres : celles du passage d’un monde mourant vers un monde nouveau.

A Nouvelle Acropole, nous pensons qu’il est nécessaire et logique d’étudier les idées, les cosmovisions des « mentalités de renaissance », des mentalités de ces hommes qui ont bâti des nouveaux mondes à partir des cendres de mondes mourants.

Une mentalité, une cosmovision n’est jamais exclusivement rationnelle. Pour nous, ainsi que pour l’anthropologie du sacré – dont le chef de file incontesté est Mircea Eliade – l’homme est avant tout un « homo symbolicus », c’est-à-dire un homme qui se définit d’abord par sa capacité à « imaginer » et pas seulement à raisonner.

Si nous voulons avancer vers l’avenir, il faudra construire l’imaginaire de cet avenir. C’est ce que tous les hommes de toutes les époques ont fait pour relancer l’histoire après l’effondrement de leur civilisation.

Les hommes de l’aurore

Mon but n’est certainement pas d’être alarmiste : je ne pense pas que la fin d’un monde soit quelque chose de sinistre, surtout lorsqu’on prend pour modèle la Nature, ses cycles et ses catastrophes. Notre planète a déjà subi des périodes d’extinction massive de la vie, au cours desquelles 65% à 95% des espèces ont complètement disparu de la surface de notre globe ! Plus encore, si ces crises biologiques majeures ne s’étaient pas produites, notre planète aurait disparu, elle-même, depuis longtemps. En d’autres termes, la mort et la disparition de la vie sont indispensables pour que l’évolution permette l’éclosion de la diversité de nouvelles formes de vie. C’est ainsi que l’évolution fonctionne.

Par analogie, la mort et la renaissance des civilisations ont permis le progrès de l’humanité. La modernité a été possible parce les civilisations qui nous ont précédées ont existé, puis ont disparu. Le cycle de mort et de renaissance fait partie intégrante des lois du vivant.

Revenons sur l’imaginaire et sur la dernière fois où l’Europe a connu une renaissance, une reconstruction de mentalité, pour apprendre comment les hommes ont fait pour dépasser le traumatisme de la fin d’un monde, dans notre cas celle du monde médiéval. La preuve qu’ils ont véritablement dépassé cet énorme traumatisme est qu’ils ont pu reconstruire un nouveau monde, celui de la Renaissance, dont les traces magnifiques s’admirent en Italie et partout en Europe.

D’autre part, tous ceux qui souffrent d’un burnout pourraient le dépasser dans la mesure où ils renonceraient à leur lutte acharnée contre un système qui finira par s’écrouler de lui-même. S’ils s’entouraient d’hommes et de femmes nourris d’une mentalité de renaissance au lieu de s’isoler, ils pourraient devenir plus forts et avancer vers un futur certes difficile mais beaucoup plus beau et humain.

Jorge A. Livraga s’est rendu compte très vite que la Renaissance a été possible parce que les philosophes précurseurs de cette révolution culturelle ont étudié des moments « charnières » de l’histoire, moments de passage entre les civilisations, s’inspirant ainsi des hommes qui se sont trouvés devant les mêmes paradigmes : vivre la mort d’une civilisation et vouloir s’avancer vers l’horizon d’un monde nouveau et meilleur.

Qui étaient donc ces bâtisseurs, ces hommes de la Renaissance ? Nous les appelons les hommes de la Tradition. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les hommes de la Tradition ne sont pas des hommes du passé ou des nostalgiques d’autres temps. Bien au contraire ! L’Anthropologie du Sacré les appelle « les hommes de l’aurore » car ils ont la faculté d’imaginer la lumière au cœur des ténèbres. Ils sont capables de sortir de la caverne parce qu’ils sont capables d’imaginer le soleil qui brille hors de celle-ci. Ils sont capables d’extraire de leur imagination les forces héroïques nécessaires pour naviguer dans l’obscurité et la tempête d’un monde en désarroi et pour continuer à fendre les flots furieux vers les terres promises.

Soulignons pour terminer que l’homme de la Tradition est avant tout un homme du sacré, sacré qui englobe rationnel et imaginaire, rationnel et monde des mythes, symboles et rituels, les trois composantes de base de l’Anthropologie du Sacré.

[1]Pascal Chabot, Global Burn-out, Paris, Presses universitaires de France,

[2]Christina Maslach, Michael Leiter, Burn-out. Le syndrome d’épuisement professionnel, Paris, Les Arènes, 2011

[3]Herbert J. Freudenberger, L’épuisement professionnel: la brûlure interne, Ed. Gaëtan Morin, 1987

[4]Dejours Christophe, Travail vivant. Paris, Payot, 2009.

[5]Revue de Nouvelle Acropole n° 274 Ed. Mai 2016 – http://www.revue-acropolis.fr

L’homme de mystère, l’homme de connaissance et l’homme d’action

Fernand Figares, Philosophe praticien, directeur de Nouvelle Acropole Belgique – Mardi 5 juillet à 20h – PAF : 5 euros

Cleric-Knight-Workman

La plupart de toutes les sociétés traditionnelles se sont organisées autour des trois fonctions primordiales qui s’expriment dans leurs mythes fondateurs ainsi que dans leur organisation sociale : La fonction sacerdotale, la fonction guerrière et la fonction productive.

Avec l’évolution des sociétés humaines, ces fonctions se sont diversifiées et complexifiées. C’est ainsi qu’à la fonction sacerdotale, se sont ajoutées la plupart des fonctions propres à la Culture comme le Sacré (Mystères), la Connaissance en général, l’Art…

La fonction guerrière, qui est fondamentalement liée à la défense du territoire et du peuple, est devenue également une fonction politique.

La fonction productive, la fonction d’action par excellence, liée à la survie et la fertilité est propre aux agriculteurs-éleveurs, artisans et commerçants.

Nature – Culture : une fausse opposition. Continuité entre ontologie et ontogenèse

Thomas Casale, Anthropologue – Mardi 12 juillet à 20h – PAF : 5 euros

Nature-CultureLe monde occidental place une différence intrinsèque entre Culture (les créations humaines) et Nature (tout ce qui n’a pas été touché par la main de l’Homme).

Le discours anthropologique nous aidera à définir ces deux concept-clefs en donnant un aperçu de différentes manières d’être au monde. Cela nous permettra de dépasser l’opposition Nature – Culture et repositionner l’Homme au sein du cosmos.

Biologie moléculaire : Aspects visibles et invisibles

Chloé Ackaert et Thomas Zögg, Docteurs en biologie moléculaire – Mardi 26 juillet à 20h – PAF : 5 euros

Biologie_moleculaire“Ce qu’on peut déjà voir, ce qu’on ne peut pas encore voir, et ce qui reste caché aux méthodes scientifiques d’aujourd’hui.” Une introduction à la biologie moléculaire générale : quels sont les constantes les plus importantes de la vie? Comment est organisée une cellule? Qu’est-ce qu’un gène et pourquoi ce terme est-il souvent connoté négativement?

 

C.G. Jung et l’amour de la sagesse

Sylvain Cigna, psychologue et sociologue – Mardi 2 et 9 août à 20h – PAF : 5 euros

jungL’inconscient est un continent empli de richesses qu’il nous faut découvrir. La pensée et surtout la méthode de Carl Gustav Jung va nous donner des balises pour explorer ce continent. Nous puiserons aux mêmes sources que Jung pour orienter cette pratique : la philosophie antique et renaissante, le yoga, les méthodes de méditation et de concentration, …

La conscience par l’éveil des 5 sens   

Atelier animé par Adrien Calbris et Lorena Santin –  Samedi 13 août à 15h – PAF : 5 euros

Comment chaque sens peut-il être une porte vers la connaissance de soi, éveil de l’attention et de la concentration. Ateliers pratiques sur chaque sens.

Astrologie : science ou superstition ?

Mardi 16 août à 20h – PAF : 5 euros

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Issue d’une époque lointaine où l’homme croyait son destin intrinsèquement lié aux cycles celestes, l’astrologie apparaît aujourd’hui comme un curieux mélange de folklore et de fantaisie éclipsant peut-être quelques fondements plus solides.

En partant d’une approche combinant tradition et psychologie humaniste, Olivier vous offrira quelques clefs de compréhension de cette science millénaire et illustrera celles-ci par un commentaire des thèmes natals de Kurt Cobain et de Bruce Lee.

L’incroyable complexité de notre civilisation mondialisée. Comment la comprendre ?

Jonathan Guévorts, bioingénieur et philosophe – Mardi 23 août à 20h – PAF : 5 euros

Population mondiale multipliée par 5, consommation d’énergie multipliée par 10, consommation de matériaux de construction par 34… Le XXe siècle subi une grande accélération sans précédents dans l’Histoire connue. Cette accélération résulte en une complexité croissante de notre société, qui s’observe par une interconnexion et une interdépendance accrue des éléments qui la composent.

La complexité a atteint un tel degré que l’on peut se demander si nous comprenons encore ce que nous faisons collectivement. Quelles sont les conséquences de cette complexité croissante sur nos modes de vie? Comment l’appréhender ? Certains auteurs n’hésitent plus à qualifier notre société moderne de super-organisme. Nous utiliserons cette analogie fertile comme carte de navigation dans l’exploration de la complexité.

Artisanat et philosophie

Yves Henrotay et Annoula Casale, artisan maroquinier – Mardi 30 août à 20h – PAF : 5 euros

ArtisanatInvitation à la rencontre magique du savoir-faire, du savoir être et du savoir vivre à travers la Sagesse de la Tradition des artisans qui, depuis la nuit des temps, transmet aux jeunes plus qu’une technique mais une manière d’être.
L’homme se découvre avec l’obstacle.
Pour l’atteindre, il lui faut un outil et le savoir pour créer sans posséder, travailler sans retenir et produire sans dominer.
Ni se servir, ni asservir mais servir les mystères de l’Art…

 LoveMEATender

Présentation du film par Pierre De Bie, vétérinaire, suivi d’un débat – Mardi 6 septembre à 20h – PAF : 5 euros

Love MeatenderLe documentaire « LoveMEATender » est sorti en 2012 et récompensé par le Magritte du documentaire. Il parle de la production et de la consommation de viande, des dérives de la production industrielle, des alternatives possibles.

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Le 17 février 1600, Giordano Bruno est amené au Campo dei Fiori à Rome. Il est dénudé, attaché à un mât, et brûlé vif par l’Inquisition. Il aura fallu huit années d’acharnement pour en venir à bout. Fidèle à Platon, Giordano Bruno réconcilie philosophie et sagesse. Face à la pensée mécaniste de Descarte, il choisi la voie du mage qui relie les opposés. Nous voulons, une fois de plus, lui rendre hommage.

Par Fernand Figares, Directeur de Nouvelle Acropole Belgique.

Giordano Bruno, humaniste de la Renaissance

L’œuvre de Giordano Bruno reste assez difficile d’accès en raison de la multitude des domaines que ce grand philosophe a visité à l’aube de la pensée moderne occidentale, et également par le fait que nous sommes peu familiarisés avec la pensée de l’imaginaire de la Renaissance italienne, et de la Magie en particulier. Etant donné que nous pensons que l’Occident pourrait – et devrait – s’inspirer de ce courant de la pensée humaniste tant négligé pour nous rendre l’espoir d’un avenir aujourd’hui incertain, voici notre humble contribution à la compréhension de ce géant italien de la pensée.

La Magie de la Renaissance veut attirer le monde vers son intériorité la plus intime ou, comme dit Frances A. Yates [1] : … « Le mage essaie de réfléchir le monde dans le mens  à l’opposé du scientifique qui extériorise et dépersonnalise le monde suivant sa volonté ».

Autrement dit, l’Occident s’est construit en luttant pour s’affranchir de la pensée naturelle ésotérique, la philosophia perennis. Descartes nous a légué une vision purement mécaniciste du monde et de la nature, comme étant issue d’une énorme machine mathématique omniprésente. Que s’était-il passé avec l’esprit ? Où était-il allé ? A l’époque, ces questions étaient fort embarrassantes et tenter d’y répondre était dangereux pour sa propre vie. Descartes ira jusqu’à lui attribuer une partie de notre corps, le conarion, qui serait le siège de toute la « substance pensante », de tout ce qui relève de l’esprit et qui n’est pas pris en charge par notre fabuleuse machine. Malgré les nombreuses objections qui ont été soulevées depuis cette époque, nous sommes forcés de constater que la civilisation occidentale moderne a choisi de progresser à travers le sentier de l’expérience externe, de développer sans cesse les différents composants de la machine de Descartes. Il y a longtemps que le conarion a disparu et, pour parler de l’esprit, on utilise une série de substituts très éloignés de la manière dont les philosophes néoplatoniciens de la Renaissance le concevaient, très éloignés de cet esprit que Bruno voulait affranchir des dérives proposées par les Eglises.

Mais quelles étaient les intentions de Bruno en parcourant l’Europe et en défendant ses idées ? Le mieux serait de laisser la réponse à Giordano Bruno lui-même. Voici comment il s’exprime dans « De la Cause, du Principe et de l’Un » :

L’entreprise que tu as hasardée, ô Philothée, est difficile, rare et singulière, de vouloir nous sortir de l’aveugle abîme et de nous conduire, à ciel ouvert, à la face tranquille et sereine des étoiles qu’en si belle variété, nous voyons disséminées sur le manteau céruléen. Bien qu’aux hommes seuls tu tendes la secourable main de ton zèle compatissant, les témoignages des ingrats, envers toi, seront aussi nombreux que les animaux que la terre bénigne engendre et nourrit dans son maternel et généreux sein… C’est pourquoi l’on verra ceux qui, comme des taupes éblouies à peine auront-ils l’air pur, que nouveau, grattant la terre, retourneront à leurs primitifs et obscurs recoins ; et ceux-là qui, tels que nocturnes oiseaux, n’auront pas plutôt vu pointer au brillant Orient le vermeil annonciateur’ du soleil, qu’aussitôt, empêchés par l’impuissance de leur vue, ils iront retrouver leur ténébreuse retraite. Tous les animaux, bannis du spectacle des lumières célestes et des destinés éternellement aux prisons, aux fosses et aux antres de Pluton, rappelés par la corne effrayante de l’Erynnie Alecto, déploieront leurs ailes et dirigeront leur course rapide vers leurs habituelles demeures. Mais les animaux nés pour la lumière, arrivés au terme de l’odieuse nuit, remerciant la bénignité du ciel, et se disposant à recueillir dans le cristal courbe de leurs yeux les rayons tant désirés et attendus, applaudiront avec enthousiasme, de cœur, de la voix et des mains, et adoreront l’Orient…

Assurément, cette entreprise est difficile, rare et singulière,… celle de vouloir nous sortir de l’aveugle abîme et de nous conduire, à ciel ouvert, à la face tranquille et sereine des étoiles… C’est ce que Bruno voulait : nous faire sortir de la caverne, suivant son illustre prédécesseur Platon.

Une pensée féconde à nouveau d’actualité

L’occultation de Giordano Bruno, tant par les Eglises que par la pensée cartésienne, n’a pas empêché le retour de la « Brunomania »[2] depuis les années 60. Le nombre d’études récentes sur le Nolain (surnom de Bruno, né à Nola) se comptent par centaines ainsi que de nombreux comités locaux ou internationaux pour réhabiliter sa mémoire. Parmi ces derniers, signalons le Comité international « Giordano Bruno » lancé par Jorge Angel Livraga à la fin des années 80 dans le cadre de l’Organisation Internationale Nouvelle Acropole[3]. Des statues à la gloire de l’Italien ont été érigées dans des endroits insolites comme Mexico City, Bogota, sans oublier le Campo de Fiori à Rome en 1899.

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L’excellente collection « Les Belles Lettres » s’est proposée de traduire en français l’œuvre intégrale de Giordano et d’offrir pour la première fois une édition critique complète des textes italiens et latins du philosophe. L’ensemble comportera une vingtaine de volumes, dont la plus grande partie a été publiée pour le quatrième centenaire de la mort de Bruno (17 février 2000). Au dire de l’éditeur, « il s’agit moins de commémorer une disparition que d’affirmer une présence : pour peu qu’on le dégage des interprétations réductrices et de quelques mythes persistants, Bruno intéresse aujourd’hui tant la philosophie que la poétique, tant l’art dramatique que l’histoire des sciences ».[4]

Renouer philosohie et sagesse: Bruno, successeur de Platon

Il est vrai que l’occultation de Bruno est également le résultat d’une inaptitude, d’une rupture – la nôtre – à interpréter la pensée de l’imaginaire, celle qui exige des facultés d’ordre interne, des facultés propres aux mystiques ou aux sages d’un autre monde.

Le divorce entre philosophie et sagesse s’est produit très tôt dans notre histoire, au siècle de Périclès. Il s’agit de la rupture entre le logos et la praxis[5].

La philosophie de Platon prétend résoudre la profonde crise du logos dont l’usure de la démocratie athénienne et les sophistes sont responsables.

Pour Platon, le logos présocratique a été trahi : Héraclite, Thalès, Anaximandre, Pythagore, Parménide… prêtaient une attention particulière aux multiples changements de la nature qui donnent un sens à la bataille du jour contre la nuit, de l’harmonie contre la discorde.

Comprendre comment la Nature parvient à dépasser la lutte de la dualité cosmique pour refléter l’Un et produire le Bien, c’est comprendre le langage de ce modèle ou logos à partir duquel les hommes peuvent rétablir le paradis perdu.

Les philosophes présocratiques se sentaient dépositaires de ce logos. Ils se présentent à nous comme des prophètes, des poètes, et pourtant, à leur époque, ils jouaient un rôle pratique et capital dans les affaires de leurs cités. En fait, leur enjeu était surtout éthique, philosophique et politique.

Les Sophistes ont déraciné le logos de sa source cosmique et transcendantale. Ce que Descartes a fait avec la pensée magique de la Renaissance.

Redonner au logos sa dimension transcendante et originelle devient pour Platon la question existentielle, base de toute sa pensée philosophique et politique. La Cité doit incarner et protéger la Transcendance. Si l’homme dépend trop des biens circonstanciels, éphémères par nature, l’angoisse de les perdre altère son discernement et son équilibre intérieur.

La voie du mage

Il est vrai que le passage du logos à la praxis reste un problème que Giordano n’a pas voulu résoudre par le discours philosophique comme le fit Platon. Ce dernier utilise la voie des mythes pour s’attaquer au problème ; Bruno utilise la confection des images ou sceaux talismaniques pour se transformer, transformer la nature et devenir « mage ».[6]

Dans son dialogue le Théétète, Platon met en scène Socrate décrivant la figure de Parménide :

Selon le mot d’Homère, je trouve que Parménide est à la fois « vénérable et redoutable ». J’ai eu l’occasion de rencontrer le personnage, alors que j’étais tout jeune et lui, tout à fait vieux, et j’ai bien vu alors qu’il a dans sa pensée une profondeur absolument extraordinaire. C’est pourquoi j’ai peur que nous ne comprenions pas bien ce qu’il dit et plus encore que nous n’arrivions pas à comprendre ce qu’il veut dire. [7]

Platon dédie tout un dialogue à ce philosophe, le Parménide, et c’est précisément ce dialogue platonicien qui reste le plus énigmatique de tous les dialogues du grand philosophe et qui a donné lieu au plus grand nombre d’interprétations divergentes.

Le message du Nolain n’est pas seulement « vénérable et redoutable » ; il est aussi tellement en avance sur son temps que même lorsqu’il emploie le discours philosophique pour décrire ses idées, peu de gens du XVIe siècle ont été capables de le décrypter.

Pour conclure cette étude sur Bruno, nous vous proposons quelques-unes de ses proclamations :

  • Je crois que l’univers est infini puisqu’il est l’effet de l’infinie puissance divine. Il serait indigne qu’une toute-puissance capable de produire des mondes innombrables, n’en produisent qu’un seul et limité.

  • Les sens confessent leurs faiblesses en produisant l’apparence d’un horizon fini, apparence toujours changeante…car il n’y a pas d’horizon en soi, mais toujours par rapport à un observateur.

  • J’ai découvert l’identité de toutes les religions, et donc je n’en remets aucune en doute, car la divinité m’apparaît en toute chose, du grain de sable à l’étoile la plus éloignée, de l’infiniment petit à l’infiniment grand.

  • Les théologiens aussi doctes que religieux n’ont jamais porté préjudice à la liberté des philosophes ; et les vrais philosophes, honnêtes et de bonnes mœurs, ont toujours favorisé les religions. 

  • L’homme est un être projeté à l’infini vers une entreprise héroïque dont la progression a pour but l’union avec la divinité, le retour à l’unité…

  • Ce qui est commun et facile est bon pour le vulgaire et le commun ; les hommes exceptionnels, héroïques et divins suivent la voie difficile pour contraindre la nécessité à leur accorder la palme de l’immortalité. De plus, même s’il n’est pas possible de terminer la course et de remporter le prix, ne ménagez pas vos efforts dans une entreprise si importante et résistez jusqu’à votre dernier souffle. La louange attend non seulement le vainqueur, mais aussi celui qui meurt sans couardise ni lâcheté. (…) Que la persévérance l’emporte donc : si l’épreuve est épuisante, la récompense ne sera pas médiocre. Tout ce qui a de la valeur est d’accès difficile…

  • Et quand nous voyons une chose « mourir », comme on dit, il nous faut moins croire à sa mort qu’à sa transformation, son assemblage accidentel se décompose et se désaccorde, mais ses éléments constituants demeurent toujours immortels (cela est vrai de ceux que l’on appelle spirituels plus encore que de ceux que l’on appelle corporels et matériels, comme nous le montrerons en d’autres occasions).

 

[1]YATES F. A., Giordano Bruno et la tradition hermétique, Théosophie chrétienne, Dervy-Livres, 1988.

[2]Barbera M.L., « La Brunomania » in Giornale critico della filosofia italiana 59/1980

[3]OINA, www.acropolis.org

[4] Les Belles Lettres : www.lesbelleslettres.com/collections/giordanobruno

[5]Figares Fernand, L’Evolution de la pensée politique chez Platon, Colloque International sur l’actualité de la dialectique platonicienne et ses métamorphoses, Marseille, décembre 2013.

[6] YATES F. A., Giordano Bruno et la tradition hermétique, Théosophie chrétienne, Dervy-Livres, 1988, Page 42.

[7]Platon, Théétète, 183e-184a

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Inspirées par l’idée que « Tu peux être plus fort que tu ne le crois » et animées par beaucoup de courage et de curiosité,  onze personnes ont participé à un stage animé par l’école de philosophie pratique Nouvelle Acropole sur la formation de l’esprit de groupe. Ce stage fut clôturé par une belle épreuve, une marche nocturne de 50 km.

Après une journée intense comprenant des cours théoriques et des jeux de rôle autour de cette idée, l’aventure de la marche commençait. Les motivations étaient, entre autres, de sortir du confort quotidien très présent dans notre société, de tester nos propres limites physiques et psychiques et de dépasser ces limitations personnelles en groupe avec un esprit de soutien mutuel pour revenir tous ensemble.

Une flamme symbolisant la force intérieure nous a accompagné pendant tout le parcours : un tour en 13 heures partant de la Place Sainte Catherine, vers le lac du Bois de la Cambre, la Forêt de Soignes  jusqu’à Duisburg, où un merveilleux lever de soleil nous a fait oublier les 17 km qui restaient encore à parcourir !

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Face aux coups de marteau que subit notre société, comment agir? Comme le métal brut sous les coups du forgeron: se transformer pour ne pas se briser. Un travail de forge quotidien, une révolution intérieure pour une révolution sociétale.

Par Sylvain Cigna, Formateur et animateur à Nouvelle Acropole Belgique.

En lisant la presse et les réseaux sociaux à la suite des attentats de Bruxelles, mon attention a été attirée par deux sortes d’articles : d’une part, ceux qui défendent notre modèle de société et avancent que nous devrions continuer à fonctionner comme avant, sans peur, et, d’autre part, ceux qui remettent en question ce modèle et le considèrent comme responsable des menaces qui planent sur nous. Il est vrai que de nombreux auteurs montrent ce que nous encourrons si la société occidentale persévère dans l’entretien de son modèle actuel : les collapsologues, certains tenants de la pensée complexe, les mouvements de transition…

Éviter la peur, continuer à sortir et à consommer peut sembler être un premier pas. Mais prendre conscience de ce qu’impliquent les différents signaux présents aujourd’hui demande beaucoup plus de courage et ceci peut éventuellement nous conduire vers un changement radical. Lors du colloque sur la thématique de l’effondrement que nous avons organisé dans les locaux de Nouvelle Acropole Bruxelles, le philosophe praticien Michel Weber avançait que « le seul acte de résistance qu’il nous reste est celui de consommer différemment ». De nouveau, nous le considérons comme un premier pas mais selon moi, celui-ci doit se situer à l’intérieur d’une démarche plus large : celle de la construction d’un monde meilleur au sein ou – mieux encore – à côté de celui qui s’effondre déjà depuis plusieurs dizaines d’années.

Face aux coups de marteau

Les événements qui viennent remettre en question notre modèle occidental matérialiste peuvent être considérés comme les coups de marteau qu’un forgeron applique à un métal particulier pour le transformer en quelque chose de plus beau, de plus souple et de plus utile. L’enjeu ne consiste pas uniquement à retrouver ce que nous considérons comme l’équilibre de notre modèle de société : l’essentiel va bien au-delà : il implique la transformation de nous-mêmes et des structures de la société qui créent les déséquilibres, pour la remettre ensuite en question.

Il est nécessaire de nous demander : quels processus voulons-nous voir perdurer ? Que voulons-nous changer ? Dérèglement climatique, injustice sociale, problématiques de santé, futures surpopulation et épuisement des ressources… sont autant de symptômes qui sont le fruit d’une conduite que nos ancêtres ont érigée en système, système dont nous dépendons ou que nous entretenons aujourd’hui. Suite aux coups que nous avons reçus, nous pouvons bien sûr nous renforcer. Mais, plus encore, nous transformer comme le métal brut qui sous les coups de marteau du forgeron devient une épée. Et cela mènera inévitablement à une transformation du monde. Si notre destin le permet, la révolution viendra d’individus transformés, plus aptes à considérer la complexité du monde, plus respectueux de l’écosystème dont nous faisons partie, plus fraternels et moins ignorants. Je vous invite à participer à cette révolution.

Se forger chaque jour

Pour ma part, j’ai choisi de participer à cette transformation, ce travail de forgeron, par le biais de la philosophie que nous développons au sein de Nouvelle Acropole. Comme à la Renaissance italienne et à de nombreuses époques de l’Histoire, la démarche philosophique propose des réformes révolutionnaires qui pourraient conduire à une société meilleure. Démarche de recherche de sagesse, elle pousse les humains à se dépasser dans la conquête de leur part spirituelle. Ceux qui l’ont pratiquée ont développé une force intérieure face à la torture et la barbarie du Moyen-âge. Elle est également une démarche de questionnement et de vécu qui mène à davantage d’expérience et donc de connaissance éprouvée.

La philosophie morale peut nous orienter dans notre recherche de sens vers des valeurs plus universelles et partagées. Elle peut donc être le fondement d’une plus grande fraternité entre les Hommes et entre les cultures et réduire ainsi les conflits. Par son observation de la nature, le philosophe se met en lien avec celle-ci et, plus encore, il s’y intègre. Ce mouvement, à l’échelle d’une société, rendent impensables les situations d’exploitation débridée des ressources que nous connaissons aujourd’hui. Politiquement parlant, la philosophie platonicienne appliquée aujourd’hui permettrait à chacun de trouver sa place dans le monde et de développer librement son intériorité. Ces différentes composantes, pratiquées concrètement aujourd’hui, permettent de développer davantage de force intérieure pour oser participer à la société dans des contextes difficiles ou périlleux tels que ceux que nous avons connus dernièrement.

Mon quotidien est éclairé par ces pratiques : je peux chaque jour me lever avec la satisfaction de participer à un monde meilleur et de contribuer à unir des idéalistes autour de valeurs et d’idées millénaires. Je peux puiser aux sources infinies de sagesses et les partager avec les parts de moi qui ont besoin de lumière, et avec des amis, des compagnons dans cette recherche. Je peux focaliser un grand nombre de mes actions actuelles sur le monde de demain, celui que nous léguerons à ceux qui y vivront, enfants aujourd’hui et piliers du futur. Je peux donc me forger chaque jour et, de cette manière, contribuer à forger la société qui m’entoure à l’image de ce qui est le plus beau, le plus vrai, le plus juste et le meilleur. C’est ce que font les philosophes engagés de Nouvelle Acropole depuis près de 40 ans en Belgique et 59 ans dans le monde.